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Paul Nash, The Ypres Salient at Night (Le saillant d'Ypres la nuit), 1917-18, huile sur toile, 71,1 x 91,4 cm, Imperial War Museum, Londres. Paul Nash, Void (Néant), 1918, huile sur toile, 71,4 x 91,7 cm, National Gallery of Canada, Ottawa ; Paul Nash, The Menin Road (La route de Menin), 1919, huile sur toile, 182,9 x 317 cm, Imperial War Museum, Londres. |
51 52 5352 - Paul Nash La bataille autour d'Ypres a duré aussi longtemps que la guerre. Abominablement meurtrière, elle a été, pour les troupes du Commonwealth ce que fut Verdun pour les troupes françaises, un carnage interminable dans un paysage de marécages où les blessés disparaissaient engloutis par la boue. Les trois toiles de Paul Nash, tout en montrant ce qu'a été l'évolution de son style du cubo-futurisme vers un naturalisme descriptif, témoignent de la violence extrême des destructions, dans des terrains humides, dans des bois déchiquetés, autour de la ville elle-même détruite. Void peut passer pour l'archétype des paysages de la Grande Guerre : pas un soldat visible, un camion et des canons abandonnés, des tranchées inondées, un cadavre flasque parmi les obus et les fusils, des fumées et un avion au loin, dont on ne sait s'il bombarde ou tombe. Là-dessus, il pleut sans cesse. Il ne reste aucun espoir de revenir intact d'un tel lieu, qui n'a plus de nom, qui n'est plus qu'un champ de mort. |
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Ernst Jünger, Orages d'acier. |